• Sertissage des diamants de la bague Gentiane à l'atelier, avant la pose du saphir d'Auvergne
  • Quelles sont les étapes de fabrication d'un bijou de joaillerie ?

    Écrit par : Baptiste Reynouard


    Entre l'idée d'un bijou et la pièce que l'on porte, il y a une suite d'étapes, chacune confiée à un geste précis. Pour les décrire, nous suivons ici Gentiane, une bague faite à la main dans notre atelier de Saumur : un saphir d'Auvergne au centre, une tête en étoile à huit branches et deux entourages de diamants.

    1. Le dessin

    Tout commence par un dessin. Il fixe l'allure de la pièce : ses proportions, la place de la pierre, la façon dont le bijou se tiendra sur la main. C'est à ce stade que l'on choisit les matières et que l'on écarte ce qui ne servirait pas l'ensemble.

    Pour Gentiane, l'idée tient en trois éléments : un saphir d'Auvergne au centre, une étoile à huit branches pour le recevoir, et deux couronnes de diamants autour de lui.

    2. Le modèle

    Le dessin donne une intention ; le modèle donne des mesures. Le plan technique précise chaque cote : diamètre de l'anneau, épaisseur du métal, hauteur de la tête, logement des pierres. Selon la pièce, le volume est ensuite sculpté dans la cire ou modélisé en 3D, ce qui permet de juger des proportions avant de travailler le métal. Un modèle en cire peut servir à la fonte, dite « à la cire perdue » ; d'autres éléments sont construits directement dans le métal.

    Pour Gentiane, le plan technique décrit la monture en étoile sous plusieurs vues cotées.

    Plan technique de la bague Gentiane : vues cotées de la monture en étoile

    3. La fabrication

    Vient ensuite le travail du métal, à l'établi. Les éléments sont découpés à la scie, puis repris à la lime jusqu'à la forme voulue. Les différentes parties sont enfin assemblées par brasage : sous la flamme, une soudure d'or les réunit en une seule pièce.

    Pour Gentiane, la galerie en étoile est découpée à la scie, puis reprise à la lime pour dessiner chacune de ses huit branches. La tête en étoile et l'anneau sont ensuite brasés l'un à l'autre, puis la bague passe au bain, qui la débarrasse des résidus laissés par la chauffe.

    La galerie en étoile de la bague Gentiane, travaillée à l'établi

    Brasage de la tête de la bague Gentiane sous la flamme

    4. Le polissage

    Le polissage efface les traces laissées par la lime et la brasure, et donne au métal son éclat. Il intervient avant le sertissage : une fois les pierres en place, certaines surfaces deviennent difficiles à atteindre sans risquer de les toucher.

    La monture de Gentiane est d'abord ajustée à la meulette, puis polie au disque et au touret.

    5. Le sertissage

    Sertir, c'est fixer chaque pierre dans le métal. Le sertisseur prépare le logement de la pierre, l'y pose, puis rabat le métal qui la tiendra : griffes, grains ou serti clos, selon le dessin.

    Sur Gentiane, il pose un à un les huit diamants de 1,8 mm du premier entourage, puis les trente-deux diamants de 0,9 mm du second. Le saphir d'Auvergne prend place en dernier, dans ses griffes. Les diamants sont naturels ou synthétiques, au choix.

    Sertissage des diamants de la bague Gentiane à l'atelier

    6. Le contrôle

    Avant de quitter l'atelier, la bague est contrôlée : tenue de chaque pierre, taille de l'anneau, régularité des finitions, confort au porté.

    Gentiane rejoint alors son écrin. Comme toutes nos bagues, elle est réalisée à la commande, à la taille choisie.

    Bague Gentiane dans son écrin NAGOYA en velours vert

    Six étapes, donc, et autant de gestes qui se répondent : le dessin oriente le modèle, le modèle guide la fabrication, et chaque étape prépare la suivante. Pour voir la bague terminée et ses options d'or et de diamants, rendez-vous sur la fiche de Gentiane.